On connaît leurs visages à travers des séries ou des films que l’on a parfois adorés. Mais derrière l’écran, certaines histoires ont pris une tournure que personne n’aurait imaginée. J’avais envie de revenir sur quatre acteurs dont les noms ont fait les gros titres pour des raisons très éloignées de leurs rôles. Ce ne sont pas des anecdotes de tournage, mais des affaires réelles, parfois très graves. Et surtout, il est important de distinguer les faits jugés des accusations qui n’ont pas donné lieu à une condamnation.
1. Allison Mack, la Chloe Sullivan de Smallville et l’affaire NXIVM
Pour beaucoup, Allison Mack restera Chloe Sullivan, l’amie de Clark Kent dans Smallville. Pourtant, son nom a ensuite été associé à NXIVM, une organisation présentée comme un programme de développement personnel, dont le dirigeant Keith Raniere a été condamné pour des crimes graves, notamment liés à l’exploitation sexuelle. Allison Mack occupait une place importante dans cette organisation. En 2019, elle a plaidé coupable de racket et de complot de racket, reconnaissant avoir participé à des pratiques de coercition envers des femmes. Elle a été condamnée en 2021 à trois ans de prison, puis libérée en 2023. Une affaire particulièrement choquante pour les personnes qui la connaissaient surtout grâce à son personnage dans Smallville.
2. Danny Masterson, le Hyde de That ’70s Show, condamné pour viols
Dans That ’70s Show, Danny Masterson incarnait Steven Hyde, le personnage sarcastique et rebelle de la bande. Mais en dehors de la fiction, l’acteur a été jugé dans une affaire de violences sexuelles. En 2023, un jury l’a reconnu coupable du viol de deux femmes pour des faits remontant au début des années 2000. Il a été condamné à une peine de 30 ans de prison à la perpétuité. Une troisième accusation n’a pas abouti à un verdict. L’affaire a également suscité des débats autour de l’Église de Scientologie, dont Masterson était membre, certaines plaignantes affirmant avoir été dissuadées de s’adresser à la police. L’organisation a contesté ces accusations. Ici, il ne s’agit donc pas de simples rumeurs : les deux viols ont fait l’objet d’une condamnation pénale.
3. Ryan Grantham, aperçu dans Riverdale, a tué sa mère
Ryan Grantham est notamment apparu dans Riverdale et dans le film Journal d’un dégonflé. En 2020, il a tué sa mère, Barbara Waite, à leur domicile au Canada. Il a ensuite reconnu les faits et plaidé coupable de meurtre au deuxième degré. Lors de la procédure judiciaire, il est aussi apparu qu’il avait envisagé de tuer le Premier ministre canadien de l’époque, Justin Trudeau. Il avait pris la route avec des armes et du matériel, mais n’a pas mis ce projet à exécution et s’est finalement livré à la police. En 2022, il a été condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de demander une libération conditionnelle avant quatorze ans. Une histoire dramatique, bien loin de ses apparitions à l’écran.
4. Armie Hammer : des accusations graves, mais aucune condamnation pénale
Armie Hammer, vu notamment dans Call Me by Your Name, a été au centre d’une importante controverse à partir de 2021. Plusieurs femmes ont formulé des accusations à son encontre, notamment concernant des comportements abusifs et des violences sexuelles. Des messages qui lui étaient attribués, évoquant des fantasmes violents et cannibales, ont également circulé sur Internet. Il faut être très précis sur ce point : ces messages ne prouvent pas qu’il ait commis des actes de cannibalisme, et il n’a pas été condamné pour cela. Une enquête a notamment été ouverte après une accusation de viol. En 2023, le bureau du procureur de Los Angeles a annoncé qu’aucune poursuite pénale ne serait engagée, estimant ne pas disposer de preuves suffisantes pour établir l’infraction au-delà du doute raisonnable. L’acteur a contesté les accusations d’agression sexuelle. Cette affaire se distingue donc des trois précédentes : on parle ici d’accusations et d’une enquête close sans poursuites, pas d’une condamnation.
Pourquoi ces histoires ont autant marqué le public
Quand un acteur devient associé à un personnage pendant des années, on finit parfois par oublier qu’il existe une personne bien réelle derrière le rôle. C’est aussi pour cela que ces affaires ont provoqué autant de réactions : elles créent un contraste saisissant entre l’image publique et les faits rapportés. Mais elles ne sont pas toutes comparables sur le plan judiciaire. Certaines ont conduit à des condamnations ; d’autres sont restées au stade des accusations. Cette distinction est essentielle pour raconter ces histoires avec justesse. Et vous, laquelle de ces affaires aviez-vous déjà entendue ?
Sources et précisions
Cet article s’appuie notamment sur les comptes rendus de Reuters concernant Allison Mack et Danny Masterson, sur le Los Angeles Times pour Ryan Grantham et sur le Washington Post pour la décision du parquet concernant Armie Hammer. Les situations judiciaires sont présentées selon les informations publiquement documentées à la date de rédaction. Les accusations non jugées ne doivent pas être confondues avec des faits pénalement établis.


